Candide Azanaï sur les tueries des 1er et 2 mai au Bénin : Au nom de la résistance, les instigateurs vont rendre gorge




La mémoire des victimes des tueries du 1er et 2 mai 2019 doit être honorée et les auteurs avec leurs complices doivent être punis. C'est là l'un des points capitaux autour duquel ont tourné les exigences du président du parti de l'opposition béninoise Restaurer l'espoir (RE), Candide Azanaï, membre de la résistance nationale, lors d'une conférence de presse

Plusieurs béninois ont perdu la vie les 1er et 2 mai 2019 au lendemain d'une élection législative excluant tous les partis de l'opposition au profit des partis Bloc républicain et Union progressiste de Patrice Talon, président du Bénin. Jusqu'ici, aucun chiffre ni bilan officiel du gouvernement. Une situation qui ne doit pas rester ainsi selon l'un des principaux acteurs de la Résistance nationale, Candide Azanaï, président du parti Restaurer l'espoir (Re). Face aux hommes des médias ce lundi 27 mai 2019, l'homme s'est fait clair. Il n'est pas question de s'aligner sur le vœu du chef de l'État qui a indiqué lors de son dernier discours de ne pas chercher à situer les responsabilités. "C'est faux. Il (Patrice Talon) dans le décor. Nous n'allons pas accepter cela. Il n'a pas encore parlé. Il parlera mieux, parce qu'il sera interrogé... Les événements du 1er et du 2 mai sont suffisamment graves qu'on ne peut pas les mettre sous boisseau ", proteste le président Azanaï du Re.

L'ancien ministre de la défense de Patrice Talon qui s'est éloigné de lui lorsque sa conduite à la tête de l'État ne lui semble plus orthodoxe sait que Patrice Talon, ses ministres ainsi que ses exécutants du complot d'exclusion de l'opposition des législatives, source du mal que le vit aujourd'hui sont les véritables responsables, "...les responsables des actes posés qui ont emporté nos compatriotes sont connus. Le premier responsable, c'est clair que c'est le président Patrice Talon. Juste après lui, viennent les ministres ainsi que tous ceux qui ont participé à la concrétisation de la doctrine de l'élimination des compétiteurs...", dit-il.  Il en est de même, poursuit-il des responsables de l'armée. C'est pourquoi, articles de la Constitution béninoise à l'appui, le président du parti Restaurer l'Espoir Candide Azanaï a prouvé que même tous les ordres ne doivent pas être respectés. " L'armée est une structure bien organisée. On ne fait pas de n'importe quoi. Toutes les armes qui sont remises sont accompagnées d'instruction et numérotées. Donc on doit savoir qui a donné l'ordre de tuer", affirme t-il. "...Les Béninois ne sont pas des troupeaux du président Talon pour qu'il tire dessus à chaque fois qu'il est énervé...", dit Candide Azanaï avant de révéler que la résistance nationale a mené ses enquêtes et a obtenu des documentations, témoignages, images et vidéos suffisants pour faire rendre gorge les fautifs.
Candide Azanaï, président du parti Re, membre de la résistance nationale

"Le parlement est volé..."

"La législature du Bénin s'arrête à 7 pour le moment. Il n'y a pas de 8ème". Candide Azanaï lance ainsi que les élections dites législatives du 28 avril n'en n'étaient pas une et ne sauraient générées un parlement. Pour lui, Patrice Talon a juste fait un coup d'État pour installer ses hommes qu'il appelle députés d'une législature. "Nous ne sommes plus en démocratie, ce qui se passe au Bénin est un coup d'État", clame t-il. Il déplore cette folle envie de Talon de faire ce qu'il veut même contre la volonté du peuple. "Le peuple a dit je ne veux pas à travers le taux de participation qui, malgré tout n'a honteusement pu atteindre 30%. Mais Patrice Talon a décidé de faire lui ce qui bon lui semble. Mais il doit savoir qu'il faut toujours respecter le peuple", déplore le président de Restaurer l'espoir.

Il est clair dans la tête de Azanaï, la rupture et son chef ont réussi à voler le parlement. Et après ce coup, croit savoir Candide Azanaï, ils vont volé la Nation. "Nous sommes face à un parlement volé. Et celui qui a volé le parlement a volé le cœur de la démocratie. Il va chercher à voler le pays et cela va se faire par la révision de la Constitution", avertit-il. Mais selon ses dires, il n'y a pas à s'inquiéter, car "Nous sommes en plein combat. Et je sais que la Résistance nationale va gagner, car dans aucun pays du monde, ceux qui se comportent comme le fait ce régime (rupture) n'ont jamais gagné", rassure Candide Azanaï.

Clément WINSAVI, Clem'so

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