Malheureuse condition du monde universitaire sous la rupture : les étudiants du septentrion donnent de la voix
- Ils font six exigences au gouvernement du président
Talon et prennent un engagement fort aux côtés du parti Les Démocrates pour les
élections générales de 2026
- Les
exhortations de l’he Nourénou Atchadé à la jeunesse
- Voici l’intégralité
de la déclaration faite par ces étudiants ce Dimanche à Parakou
Les élections
générales de 2026 au Bénin, ce ne sera pas sans la jeunesse estudiantine. Cette
couche a bien de choses à ajuster dans son monde au regard des conditions très
tristes dans lesquelles elle est plongée depuis l’avènement du régime de la
rupture. Dans cette optique, la coordination universitaire et centres
universités de Parakou du parti “Les Démocrates” a organisé ce Samedi une
journée de réflexion autour du thème “ La jeunesse estudiantine au cœur du
processus électoral de 2026’’. Tenue dans la cite des kobourou, la rencontre a
connu la présence de plusieurs membres de la coordination nationale, de nombreux
députes de la 7ème comme de la 8ème circonscription électorale et cette forte délégation
a été conduit par le deuxième vice-président du parti et président du groupe
parlementaire Les Démocrates l’honorable Nourénou Atchadé.
Cette assise a été sanctionnée par une forte déclaration des étudiants marquée par des exigences, recommandations et surtout engagements. Les étudiants, par la voix de leur coordonnateur Ousmane Bio Bouay, ont déploré le mépris du régime en place vis-à-vis du monde universitaire contrairement aux bonnes conditions de travail qui étaient faites audit milieu au cours du règne du président Boni Yayi. “Cette vision doit être restaurée”, se sont-ils engages. Dans leur allocution, la coordination estudiantine a fait six exigences à Patrice Talon et la rupture dont entre autres la relecture du code électoral, la libération des détenus politiques, le retour au bercail des exiles politiques. Surtout, les étudiants ont pris l’engagement de s’impliquer ardemment afin qu’en 2026 avec le parti Les Démocrates, l’alternance soit effective pour une vie nouvelle au monde universitaire et aux populations béninoises. Le deuxième vice-président et président du groupe parlementaire a salué cette détermination des étudiants et à exhorté la jeunesse béninoise à prendre ses responsabilités. “ Le jeunesse, c’est elle-même et personne d’autre qui doit se battre pour se construire un avenir meilleure. C’est pourquoi, je trouve salutaire et exemplaire votre démarche de ce jour ici à Parakou. J’invite la jeunesse de tout le Bénin à s’engager tel que vous venez de le faire afin qu’avec le parti du people, le parti Les Démocrates nous gagnons toutes les batailles de 2026”, a-t-il conclu.
INTEGRALITE DE LA DECLARATION DES ETUDIANTS
PARAKOU, 02 FEVRIER 2025
Excellence,
Monsieur le Président du Parti Les Démocrates
Excellences,
Mesdames et Messieurs les honorables Députés élus du Parti les Démocrates
Distingués
invités, en vos rangs, titres et grades respectifs
Chers camarades,
étudiants et étudiantes,
Je vous
souhaite la bienvenue en ce lieu de rencontre pour fortifier notre amour pour
la patrie.
Mesdames
et messieurs,
Aucune
liberté politique, économique et sociale ne peut s’acquérir et s’imposer
durablement sans passer par le combat de la jeunesse pour le vivre-ensemble et
le bien-être pour tous. C’est la principale fonction de la vie militante de la
jeunesse, celle étudiante en particulier. Aujourd’hui, je me tiens devant vous
pour évoquer une vérité fondamentale qui résonne avec force au sein de notre
jeunesse : il n’y a pas de révolution politique sans le dynamisme et la
passion des étudiants, car dans notre cher pays, le Bénin, chaque famille est,
d’une manière ou d’une autre, liée à la vie universitaire.
Dans le
domaine de l'enseignement, nous ne pouvons pas tourner la tête et ignorer les
conséquences néfastes des décisions prises par le gouvernement actuel en
matière d’éducation. En effet, le régime actuel a clairement fait l’option d’un
désintérêt manifeste pour l’enseignement supérieur et ses priorités
d’investissement sont peu saisissables alors qu’il est à 10 mois de son dernier
exercice budgétaire. Les faits sont accablants : depuis l'avènement de la
rupture, les inscriptions sont devenues payantes, une mesure qui pénalise les
plus démunis et décourage l’accès à l’éducation pour tous; les frais pour le
retrait des documents administratifs sont
devenus exorbitants, rendant difficile la gestion des affaires estudiantines
et durant ces neuf ans de gestion, aucun amphithéâtre n’a été construit, alors
que le nombre d’étudiants ne cesse d’augmenter induisant des conditions
austères et inconfortables de travail d’où l’université n’est plus un lieu
épanouissant pour l’étudiant.
Il est
à déplorer, par ailleurs, qu’aucune dotation de bus n’a été faite depuis
l'avènement de la rupture pour faciliter les déplacements des étudiants,
contraints souvent à parcourir de longues distances à pieds, dans le même temps
aucune résidence universitaire n'a été construite rendant difficile la vie
estudiantine pour des étudiants qui ont quitté très loin. De plus, nous avons
assisté à la suppression des centres des œuvres universitaires une mesure qui
n'a d'autres motifs que de réduire les opportunités d'enseignement supérieur. Les
institutions à caractère syndical ont été saccagées, réduisant l’espace vital
de notre représentation. Aucun recrutement d’enseignants et aucune formation
d’enseignants n’ont été faites ce qui compromet gravement la qualité de l’offre
éducative que nous recevons, les nominations des recteurs, vice-recteurs,
doyens et vice-doyens ont été réalisées dans le but de contrôler l’université
plutôt que de l’encadrer.
En
raison du manque de salle de cours, nous voyons parfois nos camarades suivre
des cours à l’esplanade de l’université de Parakou, sous le soleil brûlant. Je
tiens à rappeler que sous le régime de l’ancien président Yayi Boni, les
milieux universitaires ont bénéficié d’importantes avancées : entre
autres, nous avons :l’augmentation des salaires et primes pour les enseignants,
la construction d’infrastructures, les inscriptions gratuites et un réel souci
du bien-être des étudiants. C’est cette vision que nous devons restaurer. Voilà
une preuve tangible que tout le passé n’est pas honteux. Le parti Les Démocrates
s’engage à redonner le sourire à la jeunesse notamment aux étudiants, aux
enseignants et aux personnels de soutien. Nous croyons fermement que nous,
étudiants, sommes les véritables ambassadeurs capables de conduire notre parti
vers la victoire lors des prochaines élections générales de 2026. Il est
impératif, cependant, de demander une relecture du code électoral afin de
garantir des élections libres ,transparentes et équitables respectant la
volonté et le choix du peuple souverain. Nous devons aussi évoquer des
revendications qui touchent notre cœur : la libération de l'ancienne ministre Madame Reckya Madougou, de notre
professeur Joel Aivo, et tous leurs coaccusés. Les conclusions du groupe de
travail sur les détentions arbitraires de l’ONU ont prouvé leur innocence
depuis 2022 pour la Ministre Reckya MADOUGOU et depuis plus d’un an pour le
professeur Joël AIVO et nous demandons le respect des décisions des
juridictions internationales par le gouvernement de la rupture.
Nous
réclamons également le retour des exilés politiques ainsi que la relecture de
la loi sur l'embauche, pour garantir des conditions dignes à tous les
travailleurs avec la restauration du dialogue social.
Aujourd’hui,
nous avons la chance d’être entourés de certains de nos responsables du parti,
ainsi que de distingués honorables députés, qui partagent notre vision d’une
éducation nationale digne et équitable. Mobilisons-nous pour un avenir où
chaque étudiant, chaque enseignant, chaque citoyen pourra s’épanouir, loin des
entraves et des injustices. Notre voix est notre force, ne la laissons pas se
taire !
Vive le
parti LES Démocrates !
Vive
les Etudiants du Benin ;
Je vous remercie.
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